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Si
le travail pictural de Léopoldine Roux s'inscrit
dans un contexte d'expérimentations fondamentales, les traces et
les signes qui en résultent n'en sont jamais le simple résultat
mécanique. En déterminant leurs origines logiques, leurs valeurs
et leur portée, elle en offre une version épistémologique
fluide et colorée.
Maîtriser l'aléatoire. Tenter d'en cerner les limites. Utiliser la reproduction d'un geste à l'infini pour observer ensuite les variables illimitées. Donner un corps à la peinture, lui permettre de s'étaler dans l'espace, de déborder des structures d'accrochage qui lui sont dévolues. Autant de gestes qui réinvestissent le caractère délibéré d'une démarche explorant l'aléatoire. Les livres qu'elle réalise relèvent du même processus : le déversement sur la surface de l'ouvrage d'une quantité toujours identique (un millilitre) de peinture suivie de l'observation du résultat obtenu. Avec, en fin de procédure, des taches qui se révèlent complètement différentes d'une page à l'autre et proposent une lecture à la fois visuelle et tactile. Des morceaux de peintures, de bouts, de gouttes, d'éclaboussures, c'est ce qu'elle est par accident, par la marque du hasard et la rép?étition. Juan
d’Outremont, pour l’exposition Bruxelles Capitale, Paris
province
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![]() ![]() Library forms 150 Livres, formats A5, A6, à consulter sur place. |
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